Ciels peints
Le ciel, comme si le plafond n'existait plus
Le ciel est la grande obsession de Franck Follaco. Pas parce que c’est la technique la plus spectaculaire — c’est pourtant le cas. Mais parce que c’est la plus difficile à réussir vraiment.
Un nuage réel n’est jamais blanc. Il est gris, ocre, rosé, bleuté selon l’heure et la saison. Il a un volume, une direction, une légèreté propre. Le peindre au plafond signifie lui donner l’impression de flotter — depuis tous les angles de la pièce, sous toutes les lumières. C’est un exercice d’observation autant que de technique.
Franck a peint ses premiers ciels dans les années 1990. Depuis, il en a réalisé dans des appartements parisiens, des hôtels, des boutiques, des salles de bains, des entrées, des cages d’escalier.
Un ciel peint fait quelque chose de rare dans un intérieur : il oblige à lever les yeux. Il crée un espace mental au-dessus de l’espace physique. Une chambre avec un ciel au plafond ne fait pas les mêmes dimensions perçues qu’une chambre avec un plafond blanc — même si la superficie est identique. C’est pour cette raison que la technique, née dans les palais et les cathédrales, revient dans des intérieurs contemporains, même petits, même épurés. Un ciel discret dans un couloir sans fenêtre ouvre l’espace vers le haut. Une voie lactée dans une chambre change l’atmosphère du soir entier.
Vous hésitez encore ?








